Rencontres amoureuses : pourquoi la génération Z redéfinit ses attentes
Selon un récent sujet relayé par CBC, l'actrice Annie Murphy — connue notamment pour son rôle dans Schitt's Creek — a livré des conseils de séduction destinés à la génération Z, un échange qui…
Soline Béranger·mis à jour 18 septembre 2026

Selon un récent sujet relayé par CBC, l'actrice Annie Murphy — connue notamment pour son rôle dans Schitt's Creek — a livré des conseils de séduction destinés à la génération Z, un échange qui circule au moment même où d'autres voix, sur The Daily Dot, racontent avoir tout simplement renoncé à fréquenter des hommes, leur reprochant une maturité affective qui s'arrêterait, disent-elles, autour de dix-huit ans. Ce n'est sans doute pas un hasard si ces conversations cohabitent: nous assistons, doucement, à un réajustement collectif des attentes amoureuses, et c'est précisément ce frémissement qui mérite qu'on s'y arrête.
Ce qui se joue, vraiment
Quand une artiste publique prend la parole sur la manière dont on se plaît aujourd'hui, elle ne fait pas que prodiguer des astuces; elle met en lumière, souvent sans le vouloir, l'asymétrie des attentes dont nous parlons si souvent ici. D'un côté, des conseils qui supposent encore qu'un premier message, un geste, un silence vaudront une réponse; de l'autre, le récit d'une internaute qui préfère se retirer du jeu plutôt que de continuer à mendier une attention qui ne vient pas, comme le rapporte le sujet du Daily Dot. Entre les deux, un étudiant de première année universitaire confie à la rubrique « Dear Annie » de MLive avoir été planté deux fois de suite, et peiner à comprendre ce que signifie encore « sortir avec quelqu'un » à son âge. Ce ne sont pas trois anecdotes isolées, mais trois visages d'une même fatigue: celle de croire, encore et toujours, qu'un simple « vu » suffit à tisser quelque chose.
Ce que nous pouvons en faire, sans nous perdre
Plutôt que de courir après la prochaine formule magique — celles qui circulent déjà sur TikTok et que l'on recite comme des mantras —, il peut être plus doux de revenir à ce qui, dans nos échanges numériques, laisse vraiment une place à l'autre. Un message qui prend le temps de demander comment s'est passée la vraie journée, et pas seulement la version qu'on affiche. Un silence qu'on accepte sans le transformer immédiatement en verdict. Une phrase qui ne cherche pas à piéger, mais à ouvrir. L'amour, même à l'ère du tchat, reste un art de la présence, et c'est cette présence — pas la performance — qui finit, presque toujours, par répondre.